Cycle : L’ENFANT DANS LA PEINTURE
Retracer la représentation de l’enfant dans la peinture est une histoire riche et passionnante. Enfant royal ou princier, bourgeois, paysan, ouvrier, fils ou fille de l’artiste, toutes les catégories sont représentées au fil des siècles. L’enfant fait partie d’un dessein privé, dynastique ou collectif, et ce n’est que progressivement qu’il sera considéré pour lui-même.
Mais ce qui apparaît surtout, c’est qu’à toutes les époques et dans toutes les écoles, l’enfant plaît aux peintres et que sa figuration fait naître des chefs-d’œuvre.
L’enfant occupe une place importante dans la peinture du Nord. La peinture flamande offre des détails pratiques sur la manière de s’occuper de sa progéniture. On y voit égale-ment les premières représentations des jeux d’enfant (Breughel l’Ancien).
Au sein de l’aristocratie ou de la grande bourgeoisie poli-tique ou commerçante, on n’hésite pas à se faire représenter avec sa progéniture. Cela manifeste le désir de transmettre un patrimoine, mais peu à peu une nouvelle intimité apparaît entre parents et enfants. Au 17e siècle, chez Rubens, Jordaens ou Van Dyck, on assiste à une sécularisation de la représentation de la famille, comme lorsque le peintre se représente lui-même avec femme et enfants.