Pop kaléidoscopique surréaliste
Dans un premier temps La Ligue des Objets fut l’augmentation du solo de Mister Bishop, homme-orchestre saxophonico-percussif.
Très vite l’envie de faire groupe s’impose à ces musicien·nes venues d’horizon divers : Sam Brault (chant) et Marion Josserand (violon), réunies il y a quelques années sous le nom de Tarzan et Tarzan, déploient toute leur énergie contrastée et d’une imprévisible fantaisie ; Florian Nastorg, du collectif Freddy Morezon, dialogue les rythmes cuivrés avec Mister Bishop ; et Jean-Pierre Vivent apporte son jeu sensible et singulier aux percussions. Le son recherché par le groupe est avant tout artisanal : hybridation entre jeunes et vieux instruments, influence des musiques électroniques (notamment celles des premiers jeux vidéos), approche ludique et acoustique des instruments. Par-ci, par-là des guitares parce qu’il faut toujours des guitares lorsqu’on fait de la pop. Car, oui, l’esthétique se veut résolument pop, mais d’une pop sophistiquée sans être cérébrale, d’une pop à tiroirs nourrie d’un jazz accueillant et fun. Quelque part dans les sillons par l’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp, Nwando Ebizie ou encore les inégalables Horse Lords.