Son geste circassien devient alors graphique, à la fois libre et organique. Il s’inscrit dans une création où chaque mouvement se transforme en une trace, en une empreinte.
Au son du trombone et d’autres instruments circulaires, une acrobate arrive agrippée à une roue Cyr. Sur une grande feuille de papier, elle tourne, elle virevolte. Quand soudain, l’artiste décide d’utiliser son agrès comme un immense pinceau. Elle le badigeonne de peinture bleue et s’élance, laissant sur son passage différentes lignes de couleur, rendant visibles l’ensemble de ses déplacements.
Son geste circassien devient alors graphique, à la fois libre et organique. Il s’inscrit dans une création où chaque mouvement se transforme en une trace, en une empreinte. Dans cette grande toile vibrante surgit une calligraphie dynamique, un jaillissement de pigments et de formes. C’est une poésie visuelle, audacieuse et expressive comme l’étaient les oeuvres de Miró et Kandinsky.