Ce conte chorégraphique sans paroles ne raconte pas la célèbre histoire, il en propose une lecture détournée. Nous y retrouvons les deux personnages, la fillette et le loup.
Ce conte chorégraphique sans paroles ne raconte pas la célèbre histoire, il en propose une lecture détournée. Nous y retrouvons les deux personnages, la fillette et le loup. Elle, en jogging et sweat à capuche rouge, court à perdre haleine, affrontant la pénombre et le vent. Lui, tout de noir vêtu, l’épie, la guette. Sur un plateau dépouillé où quelques néons délimitent l’espace, les interprètes se cherchent, se rapprochent puis se repoussent. Ils dansent de façon surprenante les pulsions primitives au rythme d’un mix ténébreux réalisé à vue par un musicien. La peur les traverse. Mais qui des deux est finalement le plus effrayé ?
Par son intensité, Le Petit Chaperon Rouge de Sylvain Huc renoue avec la férocité et une certaine amoralité prégnante dans le texte de Charles Perrault. Cette oeuvre nous parle de notre relation à l’autre, aussi fascinante que complexe.