Il y a 2 700 ans, le Golfe du Lion voit débuter une période inédite qui marque, jusqu’à nos jours, l’occupation humaine de son rivage et de son arrière-pays, sa culture et son économie.
En effet, au VIIe s. avant J.-C. les populations locales installées sur le littoral ou dans l’arrière-pays (Celte, Gaulois, Ibères et Ligures) vont progressivement entrer en contact avec des groupes d’explorateurs et de commerçants méditerranéens venus du monde phénicien, d’Etrurie, des cités grecques et, surtout, ceux partie d’une ville grecque de Méditerranée orientale : Phocée. Pour la région occitane, le moment déterminant de cette dynamique culturelle est l’installation de commerçants puis la fondation d’une cité près de l’embouchure du fleuve Hérault : Agathè.
Après les premiers contacts entre les populations locales et les Grecs, s’ensuit une phase d'exploration (deuxième moitié du VIIe – début VIe siècle avant J.-C.) illustrée par la découverte dans la fouille archéologique, de céramiques en lien avec la consommation du vin, apportées par ces commerçants.
Vers 575-525 avant J.-C., une présence grecque dans la région d'Agde/Bessan est bien assurée, comme en témoignent des ateliers fabriquant de la céramique grecque. À Agde, à l'emplacement même de la future cité, les sondages archéologiques réalisés rue Perben démontrent l'installation de Grecs de Phocée au plus tard vers le milieu du VIe siècle avant J.-C. Il faut donc voir dans Agde un emporion (comptoir commercial) phocéen créé quelques décennies à peine après Massalia (Marseille) et Emporion (Ampurias), et peu de temps avant la chute de Phocée (540 avant J.-C.). Dans la première moitié du IVe siècle avant J.-C., la fondation d'une colonie à Agde marque une présence grecque pérenne.
À partir de ce site emblématique et des découvertes réalisées ces 60 dernières années dans la région, cette exposition vise à faire connaître les témoignages de la présence grecque en Occitanie, du Rhône aux Pyrénées, mais aussi à révéler les héritages légués par ces influences méditerranéennes : villes et réseaux urbains sur le littoral et le long des fleuves, circulation routière, fluviale et maritime, exploitation des ressources agricoles (céréales et vins) et minières (cuivre et argent) …
Céramiques, outils agricoles, objets de culte, éléments de parure, armes et armement militaire, éléments d’architecture, statuaire… plus d’une centaine d’objets seront exposés, pour la majorité d’entre eux inédits ou rarement présentés au public.
> Vernissage le jeudi 21 mai 2026 à 18h00.
> Musée de l’Ephèbe et d’archéologie sous-marine.
> Contact presse : Marc SAUER (06.72.71.21.17 / marc.sauer@ville-agde.fr)