Un one-man-show poétique où l’émotion côtoie le rire
Récompensé en 2026, pour la troisième fois, d’un Molière du meilleur spectacle d’humour, Alex Lutz triomphe avec ce nouveau seul en scène. Depuis plusieurs années, l’artiste imaginait une pièce qui mette en miroir la génération des baby-boomers et la sienne. La disparition de son père, Gérard, a précipité l’émergence de ce projet.
Enfant de l’après-guerre, Gérard chantait Joan Baez et Stevie Wonder. Il rêvait de paix, des œillets glissés dans les canons de fusils. La génération d’Alex Lutz, elle, est née avec le chômage et le sida. Elle a grandi avec la peur au ventre au rythme des crises économiques qui semblaient murmurer : « La fête est finie ».
Sur une playlist qui nous emporte cinquante ans en arrière, le comédien retrace la vie de son père. Au fil d’anecdotes savoureuses, il s’amuse à faire dialoguer ces deux générations.
Deux visions du monde qui se confrontent avec tendresse et malice.