Pièce de Molière mise en scène Frédérique Lazarini avec Cédric Colas, Sara Montpetit, Hugo Givort, Alain Cerrer, Emmanuelle Galabru et Guillaume Veyre
C’est l’histoire d’une journée dans la demeure d’Arnolphe.
Ce jour-là le tuteur décide d’épouser la jeune fille qu’il tient enfermée.
Mais voilà que celle-ci se prend, depuis son balcon, à découvrir le monde…
Ce jour sera aussi celui où la prisonnière, amoureuse, quittera son geôlier.
Avec L’École des femmes Frédérique Lazarini reprend le fil de son hommage aux héroïnes qui résistent, ou s’affranchissent… et interroge le destin d’Agnès, confiée à Arnolphe alors qu’elle n’avait que quatre ans et élevée dans un couvent.
Dans sa chambre d’enfant aux parois de verre, la pupille n’a jamais été bercée que par un discours unique et son éducation s’est construite sur les seuls préceptes de son protecteur, jaloux et possessif. Constamment surveillée, maintenue sous dépendance, celle qui un jour se confronte au dehors (et à l’amour) a atteint l’âge des bouleversements du corps et des émois du cœur, mais souffre de la naïveté extrême qu’on a soigneusement entretenue en son esprit.
Pourtant, sous l’étoffe de son innocence, chrysalide qui peu à peu se craquelle, Agnès, devenant presque hardie, se tient au seuil de sa métamorphose, prête à exister… et son épanouissement soudain et irréductible entraîne Arnolphe dans une descente aux enfers.
Cette école des femmes questionnera notre monde. Un monde où les Arnolphe sont en principe punis, où les jeunes filles pensent suivre leurs propres inclinations, où les jeunes gens semblent si libres… Un monde où, comme en tout monde, les transports amoureux de ces êtres, qui mutuellement se cherchent, se trouvent, sont inaliénables.
Et où l’amour et le rire sont parfois sans pitié.
Une nouvelle lecture de l’œuvre de Molière, limpide et organique, vivante et visuelle, séduisante et subversive !