Retracer la représentation de l’enfant dans la peinture est une histoire riche et passionnante.
Retracer la représentation de l’enfant dans la peinture est une histoire riche et passionnante. Enfant royal ou princier, bourgeois, paysan, ouvrier, fils ou fille de l’artiste, toutes les catégories sont représentées au fil des siècles. L’enfant fait partie d’un dessein privé, dynastique ou collectif, et ce n’est que progressivement qu’il sera considéré pour lui-même.
Mais ce qui apparaît surtout, c’est qu’à toutes les époques et dans toutes les écoles, l’enfant plaît aux peintres et que sa figuration fait naître des chefs-d’œuvre.
Dans les Pays-Bas du Nord, l’enfant occupe une place si particulière que l’on a qualifié les Provinces-Unies de « République d’enfants ». On a pu voir également dans les nombreuses images d’enfants « la première représentation intensive de l’amour parental dans l’art européen ».
Et même s’il faut nuancer car l’affection est rare-ment le but premier de la représentation, les œuvres, ou plutôt les chefs-d’œuvre, traduisent l’affection, l’amour que les parents des Provinces-Unies portent à leurs enfants. La scène de genre comme les portraits de famille des maîtres hollandais (Rembrandt, Frans Hals, Pieter de Hooch…) offrent de merveilleuses images de l’enfance.